Je livre dans cet article un avis personnel et non objectif de mon aventure sur Halo 5: Guardians, sorti le 27 octobre 2015 exclusivement sur Xbox One.


Afficher l'image d'origineCet été j’ai enfin sauté le pas: j’ai acheté une Xbox One. Pas forcément pour acheter une console de nouvelle génération, je possédais déjà la Playstation 4, mais parce-qu’il faut avouer que cette fin d’année, elle se passe sur la console boudée de Microsoft. Je n’avais pas d’affinité particulière avec la marque Xbox, j’avais possédé pendant un court temps la Xbox 360 avant de l’abandonner n’aimant pas plus que ça ses exclusivités. J’avais acheté le bundle avec Halo 4 et ne comprenant rien à l’intrigue, j’ai de suite lâché le jeu au bout d’une heure de jeu.

Et puis j’ai donc acheté une Xbox One, j’aime l’enthousiasme de Microsoft qui se défonce pour améliorer son bébé à coup de mises à jour et de signatures d’exclusivités (je pense notamment au gros contrat avec Square Enix pour Rise of the Tomb Raider, peut-être la raison majeure de l’achat de ma nouvelle console). Avant la sortie d’Halo 5: Guardians, j’ai décidé de ne pas refaire la même erreur qu’avec Halo 4 et donc de faire la série depuis le premier opus, notamment grâce à Halo: The Master Chief Collection, rassemblant les 4 jeux Halo de la série principale.  J’ai plutôt bien adhéré à l’ambiance, au scénario et aux personnages, mais je ne suis pas là pour parler des anciens opus mais bien du nouveau, sorti le 27 octobre 2015 dernier.


HALO 5: GUARDIANS

Avant de commencer, la première chose que j’aimerais donc vous dire est que vous ne devriez pas commencer par Halo 5: Guardians si vous n’avez pas touché à la série pour la simple est bonne raison que ce cinquième volet est le deuxième opus de la trilogie La saga du dépositaire qui contient donc Halo 4, Halo 5: Guardians et  le prochain jeu Halo. Vous devez absolument au moins avoir terminé Halo 4. La première trilogie reste optionnelle mais il serait préférable de la faire, au moins pour connaître un minimum les relations entre les personnages, l’ambiance générale, le « vocabulaire » (les anneaux, les forunners, les covenants, les Elites, beaucoup de mots que vous pourriez ne pas comprendre, ce qui pourrait peut-être gâcher votre expérience de jeu).

Bref, rentrons enfin dans le vif du sujet. Lorsque nous lançons la campagne solo (que vous pouvez faire avec 3 autres amis en passant grâce au Xbox Live Gold, fini l’écran splitté), nous assistons à une introduction avec une très belle mise en scène. Nous incarnons Jameson Locke, un nouveau Spartan qui aura un rôle assez important dans le jeu (nous jouerons majoritairement ce personnage dans cet opus) puisqu’il partira à la recherche du bon vieux
Master Chief (ou Major / John-117) et de son équipe, l’équipe Bleue. Comme je le disais précédemment, la campagne peut se jouer à 4, c’est là l’une des nouveautés majeure d’Halo 5. Fini l’aventure en solitaire des précédents opus,  cette fois-ci nous agissons enAfficher l'image d'origine équipe. L’équipe Osiris menée par Locke et l’équipe Bleue par Chief. Dans le jeu nous serons amenée à jouer à alterner entre les deux équipes et voici le premier défaut que je trouve au jeu: c’est assez mal équilibré car nous jouons très peu de fois avec l’équipe Bleue, menée par le héros de 4 jeux Halo, un héros que nous avons appris à aimer. Ça n’affecte pas vraiment le jeu côté gameplay mais je trouve ça assez dommage quand même. Certains n’aimeront peut-être pas le fait de jouer avec trois coéquipiers, préférant incarner seulement Master Chief accompagné de son intelligence artificielle Cortana, un duo qui en passant me plaît beaucoup.

Comparé aux trois premiers jeux Halo, je trouve Halo 5: Guardians d’un très bon dynamisme. C’est pour moi ce qui manquait parfois à Halo CE et Halo 2, dans Halo 5, nous nous ennuyons très rarement, il y a une très bonne gestion de ce côté là. Le « bestiaire » n’est pas trop changé depuis Halo 4 mais il est très efficace. Le jeu s’offre également une très bonne bande originale composée et supervisée par Kazuma Jinnouchi qui avait déjà fait de l’excellent travail sur Halo 4 et anciennement chez Konami sur les BO de Metal Gear Solid 4 et Peace Walker.

Le level-design des missions est très bon et bien pensé pour une expérience à 4 joueurs, nous avons de la place pour que chacun puisse agir de son côté sans marcher sur les pieds de vos coéquipiers. Les environnements sont très beaux même si personnellement je trouve que les missions sont un peu moins impressionnantes que dans Halo 4, il me manquait un style de missions que j’avais beaucoup aimé dans Halo 3 et Halo 4 où nous agissions en équipe avec pleins d’autres soldats de l’UNSC (je pense notamment à la mission d’Halo 4 où nous étions sur le Mammoth). Je ne suis pas un « puriste » de la série, n’ayant commencé à jouer aux jeux il y a à peine un mois mais oui, je suis d’accord pour dire que l’ambiance n’est pas vraiment tout à fait la même entre les jeux développés par Bungie (la première trilogie) et ceux par 343 Industries (Halo 4 et 5). Mais l’univers est très bien respecté et les nouveaux développeurs nous ont fait deux très bons jeux.

On arrive assez vite au bout d’Halo 5: Guardians et il m’a donc laissé un petit goût amer, un petit peu déçu après m’être hypé pendant un mois en faisant les 4 jeux de la Master Chief Collection. J’étais vraiment déçu d’avoir si peu joué Master Chief, Halo 5 est quand même l’un des volets majeurs de la série. Microsoft nous a teasé pendant de longs mois la rivalité entre Locke et Chief et au final, j’ai trouvé qu’elle a été assez mal exploitée et assez peu abordée, j’aurais voulu en voir plus, mais malheureusement il va falloir attendre de longs mois pour voir la conclusion de cette nouvelle trilogie avec probablement Halo 6. En tout cas avec ce Halo 5, 343 Industries a toutes les cartes en main pour nous produire une conclusion épique et de qualité, l’intrigue du prochain volet nous impatiente déjà. (je vous conseille d’ailleurs de voir la « fin légendaire » avec avoir terminé le jeu, elle contient une scène bonus accessible exclusivement aux joueurs ayant terminé le jeu en mode légendaire et dévoilant un peu plus l’intrigue de Halo 6.)

Mais même si j’ai été un petit peu déçu par l’intrigue d’Halo 5: Guardians, le jeu reste malgré tout très bon, fidèle à la série avec une histoire bien écrite, de bonnes évolutions et des ajustements au niveau du gameplay, notamment sur le dynamisme des missions mais également dans une autre partie majeure de la saga que je n’ai pas abordée: le multijoueur qui bénéficie d’un nouveau très bon mode: Warzone (ou Zone de guerre).


Au final, Halo 5: Guardians est un très bon jeu et un très bon Halo. Si vous avez une Xbox One n’hésitez pas une seule seconde et sautez sur cette exclusivité qui fait envier les fans de FPS sur les consoles concurrentes. Malgré ses défauts, on retrouve bien l’univers et les ingrédients qui font que Halo n’est pas un FPS comme les autres grâce à son univers dans lequel on se plonge les deux pieds en avant. 

Halo 5: Guardians c’est OUI, et la fin du jeu me rend déjà impatient de voir la suite. Vite.

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